Les méthodes méprisantes d’Anne Hidalgo accentuent la fracture territoriale en Île-de-France

Les méthodes méprisantes d’Anne Hidalgo accentuent la fracture territoriale en Île-de-France

Anne Hidalgo continue à faire fi du quotidien des Franciliens. Après sa décision brutale de fermer les voies sur berges à la circulation, sans concertation et sans mesures compensatoires, elle annonce désormais vouloir interdire à Paris la circulation les véhicules à essence dès 2030. Deux décisions qui bouleversent le quotidien des Franciliens, et notamment celui des habitants de la grande couronne.
Aujourd’hui, sur 16 millions de trajets quotidiens en voiture, près de 10 millions sont le fait des habitants de la grande couronne, dont beaucoup n’ont pas suffisamment accès aux transports en commun. Anne Hidalgo mépriserait-elle tous ceux qui n’ont pas les moyens ou qui n’ont pas souhaité habiter Paris intra-muros ?
Et que dire des chauffeurs de taxi, des artisans, des commerçants, des livreurs qui ne peuvent tout simplement pas décider de prendre un vélo pour aller travailler ? Que dire des milliers d’euros supplémentaires qu’il faut aujourd’hui débourser pour acheter un véhicule électrique plutôt qu’un véhicule à essence ?
Que la pollution soit un problème majeur de nos sociétés, et plus particulièrement en zone urbaine, nul ne le conteste ; mais vouloir résoudre ce problème par l’exclusion des banlieusards et des ménages modestes est inacceptable.
Il est désormais urgent que la Maire de Paris accepte qu’elle ne peut décider seule pour 2,3 millions de Parisiens, et encore moins pour 12 millions de Franciliens. Il est urgent qu’elle accepte que le problème de la pollution dépasse largement les frontières du périphérique. Il est urgent que les décisions soient prises de manière à accompagner les personnes dans ce changement de mode de vie que nous sommes en train de vivre.
Sous l’autorité de Valérie Pécresse, la Région a mis en place une aide pour le remplacement des véhicules polluants pour les artisans, subventionne le covoiturage, et investit massivement pour des transports en commun densifiés et plus propres – par exemple avec la fin des bus diesel en 2025 en zone urbaine.
A l’inverse d’Anne Hidalgo, nous croyons en une écologie incitative et non punitive.