Loi asile et immigration : la loi ne se donne pas les moyens de ses ambitions

Loi asile et immigration : la loi ne se donne pas les moyens de ses ambitions

J’ai présenté vendredi 20 avril mes positions sur le sujet dans l’émission “Tout est politique” de France Info.

La loi asile et immigration est une véritable occasion manquée : en voulant équilibrer le texte, le gouvernement ne s’est pas donné les moyens d’avoir une politique migratoire maîtrisée, dont la France a pourtant réellement besoin. Certaines dispositions ne vont pas assez loin, comme l’extension du délai de rétention des demandeurs d’asile, porté à 6 mois quand il est à 18 mois en Allemagne, et d’autres dispositions,  comme le regroupement familial pour les mineurs isolés, vont créer des situations impossible à gérer, et vont à contre-sens de l’ambition affichée du gouvernement. Il est absolument primordial de redonner de la valeur à la nationalité française, et les propositions portées par Libres! dans son dernier cahier vont dans ce sens : mettre en place des objectifs chiffrés par catégorie d’immigration qui soient débattus au Parlement, ou établir une liste de pays sûrs pour lesquels les demandes de droit d’asile ne peuvent être déposées par exemple.

Il faut revenir à des considérations pragmatiques, et qui fonctionneront réellement : permettre aux demandeurs d’asile de travailler avant que leur demande soit acceptée – une proposition d’Aurélien Taché qui a été adoptée dans le projet de loi – ne sont pas de celles-là. Donnons-nous les moyens d’accueillir ceux qui doivent l’être dans de bonnes conditions sans tomber dans l’angélisme.

Blocage des universités

J’ai également débattu du blocage dans les universités, auquel je m’oppose vigoureusement, que ce soit sur le fond – l’opposition à la sélection à l’entrée de l’université, alors même que la sélection par l’échec existe déjà souvent à la fin de la première année – ou sur la forme, qui est inacceptable.

Quand bien même un seul étudiant souhaiterait continuer à étudier dans des conditions normales, personne n’est en droit de lui refuser. Le gouvernement aurait dû agir plus rapidement pour s’en assurer.

Évacuation de Notre-Dame-des-Landes

L’évacuation était évidemment nécessaire face à cette occupation illégale. Il faut en plus rappeler qu’une dizaine de militaires ont été blessés en tombant dans une embuscade le 12 avril dernier. C’est cette situation-là qui est inacceptable.