Présidence des Républicains : faisons le choix de l’unité !

Présidence des Républicains : faisons le choix de l’unité !

Au cours de ces cinq dernières années, notre famille politique a connu à la fois une succession de victoires aux élections locales et une véritable débâcle aux échéances nationales. L’élection pour la présidence de notre parti “Les Républicains” qui a lieu en décembre ne peut pas – et ne doit pas – être la validation d’une ligne politique ! Six mois après le tumulte de l’élection présidentielle, et cinq ans avant les prochaines échéances électorales, la temporalité n’est pas la bonne.  Il faut au contraire que ce soit le point de départ d’un travail renouvelé sur le plan des idées. C’est ce type de démarche intellectuelle qui peut souder notre famille politique et protéger son unité.

Dans la reconfiguration en cours, le problème n’est pas la poignée d’élus qui est partie, mais que nous ayons perdu une partie de notre électorat. Une famille politique suppose à la fois une discipline collective et une ouverture à des nuances. Pouvons-nous, sous prétexte qu’elle est aujourd’hui l’apanage du gouvernement « En Marche », renoncer aux idées libérales et centristes qui ont toujours composé une partie de notre pensée politique ? La recherche de la « pureté » de la droite est stérile, comme les campagnes de Jeremy Corbyn ou Benoît Hamon, engagés dans une quête de « pureté » de la gauche, furent des fiascos. Aujourd’hui, il est vital que toutes les sensibilités de la droite puissent rester unies. La force des convictions et la nécessité du rassemblement ne sont pas incompatibles : c’est ce que nous démontrons tous les jours à la Région Ile-de-France avec Valérie Pécresse.

C’est pour cela que j’ai pris le temps de discuter avec plusieurs des candidats à la présidence du parti cet été. J’assume ce dialogue et espère que plusieurs d’entre eux pourront s’exprimer et participer à cette élection. Pour ma part, mon engagement ira uniquement à la réflexion programmatique et au rassemblement, parce qu’il est vital de préserver cette unité qui est la première condition de la recomposition – et en premier lieu de la survie – de la droite de gouvernement.